Karaté

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Le karaté (空手道, karate-dō?) est un art martial dit japonais. Cependant, l’origine est okinawaïenne (l’île principale de l’archipel des Ryūkyū), qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud de l’île de Kyūshū.

Étymologie

En japonais, le kanji kara (空, kara?) signifie le vide, et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la technique et, par extension, la main avec laquelle on la réalise. On traduit donc souvent karaté littéralement par « la main vide ». Mais c’est une erreur due à une mauvaise interprétation.  (道, ?) signifiant « voie », karate-dō signifie « la voie de la main » et du vide ». Une traduction du kara plus dans l’esprit bouddhique serait : avec un esprit sans attache, sans jugement,sans forme.[réf. nécessaire] La main étant utilisée plutôt qu’une arme pour des raisons historiques liées à la naissance de cet art, et le vide étant représentatif de l’angle sous lequel doit être abordée cette voie du combat. Cependant, à l’origine, karaté était écrit avec les kanjis 唐手 (« tō-de », « la main de Chine »).

En 1935, en raison de la montée du nationalisme japonais, et aussi surtout à cause de l’antagonisme sino-japonais, et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karaté, Gichin Funakoshi a remplacé ces kanjis par l’orthographe actuelle, pour « gommer » l’origine chinoise, sacrifiant ainsi à l’usage japonais du moment.

Présentation générale

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Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant les différentes parties du corps comme des armes naturelles (doigts, mains ouvertes et fermées, avants-bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules, etc.) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d’attaquer.

Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et des clés.(Cette énumération contredit par conséquent la phrase qui précède : <<Le karaté est basé sur des techniques de percussion…>>) Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style (shōrin-ryūshōtōkanshōtōkaiwadō-ryūshitō-ryūgojū-ryū…).

Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l’enseignement comporte trois domaines d’étude complémentaires : le kihon (基本), les katas (型 ou 形) et le kumite (組手).

  • Le kihon (qui signifie « technique de base ») consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite.
  • Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques, représentant un combat réel contre plusieurs assaillants virtuels quasi simultanés, ayant pour but la formation du corps, l’acquisition d’automatismes ainsi que la transmission de techniques secrètes. Le kata dépasse l’aspect purement technique en permettant au pratiquant, après de nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection des mouvements.
  • Le dernier domaine est le kumite ou combat (en fait, le but réel du karaté). Littéralement cela signifie « grouper les mains », c’est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul. Cette notion dekumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite), fixé à un nombre d’attaque précis (« ippon kumite » pour une attaque, « nippon kumite » pour deux attaques, « sanbon kumite » pour trois attaques, …), dit souple (jū kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyū kumite).

Les origines de l’art

Bodhidharma et le temple de Shaolin (l’origine mythique)

Articles connexes : Monastère Shaolin et kung-fu Shaolin.

En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour s’installer dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine[1]. Ce monastère de la petite forêt (少林寺, shǎolín sì en Chinois) situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Deng Feng, avait été créé au premier siècle de notre ère par un certain Batuo, nommé le « Premier Ancêtre » et consacré en 496 par l’Empereur Xiaowen (Chao Wen) des Wei du nord qui lui décerna le titre de « Premier Monastère sous le Ciel ». Il s’agissait donc d’un monastère déjà très connu avant l’arrivée de Bodhidharma.

Durant neuf ans et devant un mur, Bodhidharma décida de se livrer à la méditation bouddhique. Cependant, au bout de trois ans de veille, le Prince Bodhidharma se laissa aller au sommeil et rêva des femmes qu’il avait jadis aimées. À son réveil, furieux de sa faiblesse, il s’arracha les paupières et les enterra. Quelque temps plus tard, il observa que les paupières avaient poussé, donnant naissance à un buisson qu’il n’avait jamais vu auparavant ; il en grignota les feuilles, et s’aperçut qu’elles avaient la propriété de tenir les yeux ouverts. Ses disciples chinois récoltèrent les graines ; ainsi commença la culture du thé. Cette découverte lui permit de prolonger sa méditation six longues années. Ce faisant il se mit à comprendre le langage des fourmis et découvrit la vérité.

La tradition, toujours elle, affirme que ces bonzes, faméliques parce que mal nourris, ne pouvaient supporter l’immobilité que leur imposait la méditation. Bodhidharma se souvint alors de diverses formes gymniques, plus ou moins guerrières, qu’il avait étudiées pendant son jeune âge sous la direction de son père. Ce dernier était, en effet, en plus de sa fonction de roi, un haut initié de la caste des Ksattriyâs et connaissait donc l’art du combat, proche de ce qui est, actuellement en Inde, le Kalaripayat. Il mit donc au point une méthode connue sous le nom évocateur de « Nettoyage des muscles et des tendons, purification de la moelle et des sinus »…, le « Yijing kingyi suijing », parfois écrit « I chin ching », méthode connue également sous les dénominations de Shi Ba Lo Han She (Shih Pa Lohan Sho), et de Ekkinkyo (Ekki Kin Kyo Jya) en Japonais.

Cette méthode mi-gymnique, mi-martiale fit couler beaucoup d’encre puisqu’elle fut considérée par certains comme étant à l’origine même des diverses pratiques martiales réputées du Monastère de la Petite Forêt… donc de la plupart des arts martiaux chinois et, ce faisant des origines profondes des arts martiaux japonais (Bujutsu et Budo).

L’enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion a été possible lors de l’invasion du temple Shaolin qui a forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours d’inspiration de Shaolin.

Bodhidharma serait le 28e descendant de Bouddha [2] et le fondateur du Chan (zen en Japonais), bouddhisme influencé par le taoïsme et le plus répandu en Chine (à l’exception du Tibet et de la Mongolie intérieure), enrichi par la culture coréenne avant d’arriver enfin au Japon[3]. Il diffusa son bouddhisme dans toute la Chine.

La naissance des arts martiaux s’est faite dans une période d’échanges constants avec la Chine, il y avait mélange permanent d’exercices physiques, de récits mythiques et de philosophie.

Critique historique

Ces récits historiques de la création du karaté semblent néanmoins teintés du désir japonais de minimiser l’influence chinoise[1]. Il s’avère que des pratiques guerrières, ou martiales étaient déjà très développées en Chine bien avant la venue de Bodhidharma.

Sunzi, Général chinois, dans ses Treize chapitres sur l’Art de la Guerre, ouvrage écrit au quatrième siècle avant notre ère, traite, par exemple, de l’Art du Poing (Quanfa ou Chuan Fa) et en conseille l’usage aux officiers, 800 ans avant la venue de l’Illuminé en Chine.

Les historiens japonais de la période nationaliste attribuaient la paternité des Arts martiaux à Bodhidharma donc au courant bouddhiste zen. Ils en avaient ignoré les origines taoïstes à dessein, à l’instar desShogun et autres « daimyō » pendant toute l’Histoire du Japon, depuis l’Époque Kamakura, le « zen » étant ce qui convenait le mieux à une « caste guerrière ».

Ils passaient ainsi sous silence les autres versions issues d’une tradition chinoise, avec laquelle le Japon impérial avait historiquement peu d’affinités.

Ceux d’aujourd’hui ne font guère mieux, en attribuant au karaté ancestral okinawaïen les modifications qu’ils ont eux-mêmes apportées à certaines techniques ainsi qu’à leur nom, ou en qualifiant de « traditionnelles » les écoles modernes les plus récentes (Me Funakoshi étant le « père » du karaté « moderne ». Comment « son karaté » peut-il être « traditionnel », s’il est « moderne »? Ce qui par ailleurs, n’enlève rien à sa valeur.).

En outre, il semble qu’il y avait bel et bien 5 temples portant l’appellation « Shaolin » en Chine. Le moine bouddhiste aurait trouvé refuge non pas dans le temple Shaolin du Quangzhou (d’où proviennent bien les applications martiales apparentées au kung-fu ) mais dans celui de Songchan dans le He Nan, au centre de la Chine. Le monastère de Quangzhou étant situé bien plus au Sud, son influence sur la pratique martiale d’Okinawa est incontestable. Beaucoup de biographies de grands maîtres du karaté attestent d’ailleurs de très longs séjours réalisés dans le sud de la Chine. C’est le cas, notamment de Kanryō Higaonna le Maître du Naha-te et de Chojun Miyagi, son meilleur disciple et père du Goju-ryu, qui furent plutôt influencés par les traditions martiales taoïstes (travail basé sur la respiration abdominale entre autres), mais aussi de Sakugawa Kanga ou « Tode Sakugawa » et de Sokon Matsumura, père du Shorin-ryu, ancêtre du Shotokan, qui eux ont voyagé dans presque toute la Chine et ont été plutôt influencés par les Shaolin quan (poings de Shaolin).

D’Okinawa au Japon

Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa[4]. Les plus grands experts de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème (dont Hanashiro ChomoChotoku Kyan,Azato Yasutsune (le premier maître de Funakoshi), Kentsu YabuAnkō Itosu (le second maître de Funakoshi), Chibana Shōshin (l’un des condisciples de Funakoshi), Gichin FunakoshiKanryō Higaonna,Chōjun Miyagi (disciple du précédent), Kenwa Mabuni (autre condisciple de Funakoshi), … sont tous originaires d’Okinawa. A part Kanryō Higaonna, et Chōjun Miyagi son disciple et successeur, tous les autres, sans exception, sont des disciples, directs ou indirects de Sokon Matsumura (1809 – 1896).

Il n’y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à Okinawa qui est le berceau du karaté tel qu’il est pratiqué aujourd’hui. Mais ce dont on est sûr c’est que ces techniques ont été importée en grande partie de Chine, la culture d’Okinawa étant encore plus sinisée que la culture japonaise. Les Okinawaïens avaient aussi des techniques martiales qui leur étaient propres, comme la rotation axiale du poing dans les coups de poing et les blocages.

En 1409, le roi Sho Hashi unifie les territoires d’Okinawa et interdit la possession et l’usage des armes par crainte des révoltes populaires. Deux cents ans plus tard, soit en 1609, après l’invasion de l’ile par le clan Satsuma, les armes sont encore confisquées par le nouveau gouvernement, japonais cette fois. Cette interdiction contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs à mains nues.

Pour ces raisons, les habitants d’Okinawa ont adapté les méthodes de combat chinoises reprises sous le nom de Okinawa-Te, (nom donné au « Tō-de » à partir de la 2ème moitié du 19ème siècle, en réaction à la domination japonaise) en développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te signifiant « main », Okinawa-Te signifiait donc les techniques de combat à mains nues d’Okinawa.

Les facteurs de développement du karaté

De nombreux facteurs ont permis le développement du karaté (initialement tō-de ou To-te (main chinoise) ou encore plus simplement appelé De ou « Te » par les Okinawaïens) :

  • les nombreux échanges commerciaux entre Okinawa et la Chine ainsi que le lien de vassalité qui reliait les rois d’Okinawa à la Dynastie chinoise ; de ce fait, de nombreux habitants de l’île sont partis étudier un art martial chinois, puis, de retour, l’ont adapté en l’incorporant à leur propre art martial ;
  • L’installation sur l’île d’Okinawa, dans le village de Kumemura, de trente-six familles chinoises dans le but de faciliter les échanges culturels et commerciaux entre cette île et la Chine ;
  • Le karaté s’est sans doute également développé sur l’île d’Okinawa en réaction à l’interdiction faite par les Japonais aux Okinawaïens de porter et de posséder des armes (après l’annexion au XVIIesiècle siècle de l’archipel par le Japon et l’installation du clan Satsuma en 1609). Ainsi, les Okinawaïens utilisèrent leurs mains en guise d’armes.

 

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Les maîtres du karaté à Tokyo (années 1930).
(En partant de la gauche 🙂 Kanken TōyamaHironori OhtsukaTakeshi ShimodaGichin FunakoshiChōki MotobuKenwa MabuniGenwa Nakasone et Shinken Taira.

Deux grands courants principaux sont apparus liés aux deux principales villes d’Okinawa : Shuri (shuri-te) et Naha (naha-te). Un troisième courant (tomari-te) s’est également développé, combinant certaines techniques des deux précédents, mais malgré tout, plus proche du shuri-te, s’expliquant en partie du fait de la situation géographique de sa ville d’origine, Tomari, située entre Shuri et Naha.

Du XVIIe siècle au XIXe siècle, du fait que la pratique de cet art était interdite par l’occupant japonais, les cours avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins fermés. Il s’est « ouvert » au milieu du XIXesiècle grâce à Sokon Matsumura, héritier du shuri-te et créateur du Shōrin-ryū, qui fut le garde du corps personnel des trois derniers rois d’Okinawa, et entraîneur officiel de leur garde.

Suite au choix fait par Shoshin Chibana, pour satisfaire la demande de Jigoro Kano (créateur du Judo), c’est Maître Funakoshi qui introduisit le karaté en 1922 sur l’archipel japonais en réalisant une démonstration devant l’empereur du Japon.

Le développement des techniques du karaté et leur enseignement s’est fait aussi grâce à des maîtres tels que Sōkon Matsumura (1809 – 1896) ainsi que son principal disciple, son successeur Ankō Itosu(1832 – 1916).

Ce dernier a développé une véritable pédagogie du karaté Shōrin-ryū, créant les cinq premiers kata de base (pinan shodan, pinan nidan, pinan sandan, pinan yodan, pinan godan), à partir de plusieurs kata d’origines, longs et compliqués dont, entre autres: kosokun dai (ou kushanku dai ou encore kanku dai en japonais). Il fut, en 1901, l’instigateur de l’introduction du karaté comme « matière » obligatoire dans le cursus scolaire d’Okinawa. C’est d’ailleurs pour faciliter son enseignement à de jeunes enfants qu’il a créé les Pinan.

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Les Grands Maîtres d’Okinawa en 1935 après avoir adopté officiellement le terme de : KARATE. Assis de droite à gauche : Chojun MiyagiChomo HanashiroKentsu YabuChotoku Kyan. Debout de droite à gauche : Genwa NakasoneShoshin ChibanaChoryo MaeshiroShinpan Shiroma.

Ce fut Chōjun Miyagi, le père fondateur du gojū-ryū, qui présenta le premier l’examen officiel de Maître bushido devant les autorités du Dai Nippon Butokukai, organisme d’État japonais créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. C’était la première fois qu’un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de kyōshi (« maître »), le plus haut titre qui sera jamais donné à l’époque à un Maître de karaté présentant cet examen. Grâce à lui, cet art martial faisait, en 1935, sa véritable entrée dans le budō japonais.

La même année fut décidée l’adoption du terme de « Karaté » (dans le sens de « main vide ») par l’assemblée générale des « Grands Maîtres d’Okinawa ».

Un an plus tard, en 1936, sans doute sous la pression du Dai Nippon ButokukaiMaître Funakoshi, après avoir modifié la forme et les techniques des Katas eux mêmes, (pour sacrifier au développement du « Sport -Spectacle » de l’époque, permettant ainsi au public ainsi qu’à des arbitres néophytes de comprendre ce qui se passe en compétition) en a changé et le nom (de Naihanchi en Tekki, et de Pinan en Heïan, de la prononciation chinoise à la prononciation japonaise pour les mêmes raisons que celles citées plus haut) et l’ordre des Pinan, le premier étant devenu le deuxième et inversement.

En parallèle du karaté, s’est développé le kobudō (combat avec des outils de la vie quotidienne, agraires ou autres ustensiles de cuisine faisant office d’armes : tonfanunchakusaï…) : l’interdiction d’utiliser des armes à l’époque a été contournée par l’utilisation d’outils traditionnels. C’est ainsi qu’on retrouve parmi les armes traditionnelles d’Okinawa : le bō (le bâton de l’éleveur a multiples usages), le nunchaku (utilisé pour battre le blé, le riz), le saï (trident qui servait à faire un trou pour planter le plant de riz), le tonfa (manche de meule), l’eku (la rame de barque) L’école de Kobudo la plus connue dans le monde est du courant de maître Matayoshi.

Le karaté, futur sport olympique ?

Article connexe : Karaté aux jeux olympiques.

Avec 50 millions de pratiquants dans le monde[5], le karaté est le deuxième art martial le plus pratiqué, derrière le taekwondo (60 millions de pratiquants[6]), mais devant le judo (8 millions de pratiquants[7]). Pourtant, contrairement à ces deux derniers, il n’est pas sport olympique. Néanmoins, la Fédération mondiale de karaté (WKF) est reconnue par le Mouvement olympique[8] et il est au programme des Jeux mondiaux, des Jeux asiatiques et des Jeux Méditerranéens, critères d’évaluation pour devenir sport olympique.

Le taekwondo est devenu discipline olympique à partir des Jeux de 2000 à Sydney, sous l’impulsion de Juan Antonio Samaranch, président du Comité international olympique de l’époque.

En 2005, lors de la 117e Session du CIO à Singapour, il a été décidé que le baseball et le softball ne seraient plus au programme des Jeux à partir de 2012. Il restait donc deux places disponibles pour de nouvelles disciplines. Cinq sports non olympiques ont été examinés par la commission du programme olympique : le roller sports, le squash, le golf, le karaté et le rugby à sept. 2 ont été retenus pour être au programme des Jeux de Londres : le squash et le karaté, ils ont tous les deux obtenus 60% des voix en leur faveur, mais la majorité des 2/3 était requise[9].

Une nouvelle session aura lieu en octobre 2009, à Copenhague, pour déterminer quelle ville organisera les jeux de 2016 et quels seront les sports présents. Le karaté fait partie une nouvelle fois des cinq sports non-olympiques éligibles[10] et désormais la majorité absolue des voix suffit[11].

Des contacts ont d’ores et déjà lieu, toutefois, entre les fédérations de handisport et l’International Paralympics Comitee. Une démarche a été entamée pour que le handikaraté (notamment sa pratique en chaise) soit en démonstration dès les jeux de Londres 2012.

Les différentes pratiques et styles majeurs du karaté

Plusieurs écoles ou styles différents se sont créés au cours du XXe siècle. Ils varient tous les uns des autres, dans bien des domaines : frappes, positions de combat, utilisation d’armes, applications martiales … Les quatre grands styles officiels du karaté sont : le Shotokan, le Gōjū-ryū., le Wado-Ryu et le Shito-Ryu. Toutefois, au cours de l’histoire, nombre d’écoles se sont créées et ont grandi avec plus ou moins de réussite.

Il est aussi intéressant de noter, qu’à part le Gōjū-ryū. tous les autres styles, sans exception, sont issus du Shōrin-Ryū de Sōkon Matsumura.

Bien qu’aujourd’hui il y ait beaucoup de différents karatés pratiqués en tant que sports, à l’origine il n’y en avait qu’un seul et unique. Le Premier Karaté ou Traditionnel (Karate-Do) était le Karaté originel auquel ces différents sports, qui sont arrivés plus tard, ont emprunté le nom « karaté », comme il est généralement et largement utilisé aujourd’hui.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la valeur du karaté pour l’autodéfense, la forme physique, la compétition et le développement général mental et physique est devenue de plus en plus reconnue. Cependant, en tant qu’art martial, le karaté nécessite de longues études approfondies. La pratique du karaté allait connaître un boom de popularité, et les exigences de longues études approfondies ont fini par être ignorées à cause de la demande du monde d’aujourd’hui, qui veut des résultats ainsi qu’un développement plus rapide. Le résultat a été l’apparition de beaucoup de nouveaux sports utilisant le nom de karaté. Pour éviter la confusion avec ces nouveaux sports, le public a commencé à distinguer le Karaté originel en tant que « Karaté Traditionnel ».

Shōtōkan-ryū

Shô: Pin du Japon

Tô: L’énergie mouvante de l’Océan

Kan: Maison

Funakoshi Gichin (1868-1957), père du style Shotokan.funakoshi_gichin

Shōtōkan-ryū, l’école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi : style de karaté japonais fondé en 1938 et issu du Shorin-ryu d’Okinawa introduit par Funakoshi père.

Né en 1868 Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chô sur l’Île d’Okinawa. L’ère Meiji débutait, l’homme était alors très cultivé et de surcroît poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait rigoureusement les interdits d’autrefois, et considérait aux vues de ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une image impeccable.

Le Maître Gichin Funakoshi est considéré, au Japon, comme le fondateur du karaté moderne.[15]
Il fut l’un des premiers à promouvoir cet art martial et fut choisi afin de représenter le karaté-do lors de la première démonstration nationale d’athlétisme à Tokyo en 1922, sur invitation de Jigorō Kanō, fondateur du judo.

Avant de s’éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata, Okuyama, Harada, Hironishi, Takagi, Ohshima, Nakayama, Nishiyama, Kase….

Mais c’est son fils Yoshitaka qui fut à l’origine du style tel qu’on le connaît désormais. Ce style est considéré comme l’un des plus puissants; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs (comme dans le Shorin-ryu dont il est issu, mais en moins puissant, du fait de la suppression du travail du bassin et des hanches dans les déplacements). Cependant une scission est apparue avec la JKA (Japan Karaté Association) en raison de plusieurs désaccords notamment quant aux adaptations sportives liées au karaté de compétition que Funakoshi père exécrait.

On peut donc dire qu’il existe plusieurs courants shotokan, le versant traditionnel étant représenté entre autres par Tsutomu Ohshima (la famille Funakoshi lui à d’ailleurs confié la traduction du 2e Livre du maître « karaté do kyohan », où, pour la deuxième fois, la main chinoise est devenu la voie de la main vide, les idéogrammes japonais « chinois » et « vide » ayant la même prononciation. Il s’agit certainement du meilleur livre du maître, le plus complet, fruit de nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa voie de la main vide) qui prône un karaté proche de Funakoshi père.

Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est représenté en France depuis 1964 par l’organisation France Shotokan. Un autre shotokan important est celui de Taiji Kase car même si ce dernier a été rattaché à la JKA et a entraîné de grands champions et malgré certaines positions identiques au fils Yoshitaka, notamment le kiba-dachi très large (dur pour les genoux), il a fini par développer dans un esprit traditionnel son propre style représenté en France entre autres par l’organisation IEKS (Institut d’Enseignement du Karaté Do Shotokan Ryu Kase Ha).

Le shotokan de Hirokazu Kanazawa est actuellement un des héritages les plus marquants de l’histoire du karaté dont le style est teinté de tai-chi-chuan que le maître a parallèlement étudié.

Gōjū-ryū

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Les Gōjū-ryū est un style de karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d’Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926. C’est ce dernier qui concrétisa le passage du Naha-Te au Goju-Ryu et qui décida de l’appellation. La véritable branche japonaise du Gōjū-ryū connut toutefois son essor avec un de ses élèves, Gogen Yamaguchi, un maître légendaire du karaté qui fut surnommé « le chat ».

Chojun Miyagi fut sans conteste le seul maître qui réussit à convaincre les autorités japonaises d’adopter le karaté parmi les arts martiaux reconnus du Budo. Ce maître de Gōjū-ryū présenta en 1935 l’examen officiel de Maître Bushido devant ces mêmes autorités du Dai Nippon ButokukaiC’était la première fois qu’un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de Kyōshi, le plus haut titre qui sera jamais donné à l’époque à un Maître de Karaté. Il parvenait de la sorte à concrétiser un projet que Gichin Funakoshi caressait sans trop de résultat depuis des années : faire reconnaître le karaté comme art martial à part entière par le Japon et le faire adopter dans la pratique d’entraînement des guerriers du Budo.

Le style Goju-Ryu[16] a été celui de la casse par excellence, exercice pratiqué antécédemment afin de voir le degré de force et de résistance des meilleurs élèves. Style de karaté resté assez traditionnel, il marie des techniques issues de différentes écoles chinoises ainsi que les bases ancestrales d’Okinawa. Caractérisé par des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux. Le Goju-ryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine : mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de l’énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchin dachi est la plus caractéristique du style et se retrouve dans tous les katas du Goju-Ryu), les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et kensutso-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts et en demi-cercles. Le représentant du Goju ryu en France au sein de la Fédération Française de karaté est Maître Oshiro Zenei.

Wadō-ryū

Les Wadō-ryū (和道流, Wadō-ryū?, l’école de la voie de la paix) est un style japonais de karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo. Initialement pratiquant de karaté Shotokan, Ohtsuka perçoit les limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise. Il modifia le shotokan original en développant un style moins rigide, visant à éviter les coups de l’adversaire plutôt qu’à les bloquer comme le fait le karaté shotokan.

Shito-ryū

Shito-ryū est un style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni. Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko Itosu du Shuri-te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas. Le Shito-ryu est le style possédant le plus de katas. Maître Mabuni, créateur du style, rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l’exercice de son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les coups de pieds visent les parties médianes du corps.

Autres styles et écoles

Shotobudo-ryu

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Le shotobudo est un nouveau style de karaté du XXIe siècle, crée par sensei Pascal Ninot. Ce style met en exergue dans le karaté, les armes du kobudo d’Okinawa (bâton, tonfa, saî etc…). Le shotobudo karaté utilise, notamment le bô ( bâton long ) dans les kihons, les katas et les bunkais du karaté shotokan. Dans les bunkais, tori ( l’attaquant ) utilise principalement le sabre.C’est peut-être un paradoxe pour l’art du combat aux mains vides, mais cette forme de travail originale, qui équipe le karatéka avec les armes du kobudo, est un travail innovant qui met en relation directe le karaté et le kobudo. Le shotobudo est en quelque sorte, un prolongement du karaté shotokan et il permet en outre, de retrouver les gestes authentiques du karaté et du budo, de l’époque féodale d’Okinawa ou encore de la Chine ancienne.

Kyokushinkai

Kyokushinkai (L’école de « l’Ultime Vérité ») est un style créé en 1964 par Masutatsu Oyama à partir du Goju-ryu et de quelques éléments du Shotokan. Le karaté Kyokushin est basé sur le combat au contact, ce qui en fera d’ailleurs sa particularité: Pour les plus enhardis de ses karatékas, Maître Oyama a créé une épreuve que chacun peut présenter quand il le désire: l’épreuve des 100 combats.

Selon la légende, maître Oyama aurait vaincu 52 taureau et tué 3 en se contentant le plus souvent de leur briser les cornes du tranchant de la main. Son fondateur inscrira son école dans la légende en participant à différentes formes de démonstrations et de casses spectaculaires. Avec plus de douze millions de pratiquants à travers les 5 continents, le kyokushinkai est le style de karaté do le plus pratiqué.

Kanreikai

Cette organisation a été fondée en juillet 2004 par Hanshi Manny Matias, 8e Dan et instructeur-chef, de l’administration centrale à Danbury CT (USA), par Sensei Robert Underhill, président, également de l’administration centrale, et par Sensei Denis Cordeiro, directeur, de Montréal ( Canada).

Dans le milieu des années 70, après une recherche approfondie, Hanshi Manny Matias choisit de poursuivre sa pratique des arts martiaux sous la direction de Shigeru Oyama Soshu. Il a renoncé à ses écoles, ceinture noire, et le titre en tant que Sensei d’un autre style de former sous le grand Shigeru Oyama Soshu. Soshu Shigeru a ensuite été Saiko Shihan de l’Organisation Karate Kyokushinkai fondé au Japon par Mas Oyama. Après une période d’entraînement intensif, Hanshi Manny a ouvert son dojo Kyokushinkai dans le Connecticut. Lorsque Shigeru Oyama Soshu séparé de Kyokushinkai et formé World Oyama Karaté, Hanshi Manny loyalement l’a suivi et est resté avec lui jusqu’à Soshu Shigeru a démissionné en tant que directeur de l’organisation en 2004.

Peu de temps après la formation du monde Kanreikai Karaté, Shihan Shlomi Lévy, qui exploite cinq écoles de karaté en Israël, a rejoint l’organisation. Peu de temps après, le nouvellement consolidées « New York dojo », dirigé par Shihan Jose coton, Sensei David Sheeger, Sensei Maria Van Dessel et Sensei Michelle Gay, a également rejoint, renforçant encore la nouvelle organisation.

Ces gens sont les pionniers qui ont partagé la vision du monde de karaté Kanreikai à ses débuts. Ensemble, ils et beaucoup d’autres ont développé une organisation qui promeut le karaté traditionnel japonais Contact en poursuivant les enseignements des grands maîtres de Mas Oyama et Shigeru Oyama Soshu.

Shidokan

Le Shidokan est une discipline moderne en constante évolution, qui sait perpétuer la philosophie et l’éthique des arts martiaux ancestraux. Apparaissant comme l’un des styles les plus durs, les plus efficaces et les plus intransigeants, il devient incontournable pour les guerriers d’aujourd’hui.

Son fondateur, Maître Yoshiji Soeno, est né le 29 septembre 1947 à Tokorozawa, Département de Saitama. Il est le descendant direct d’une famille de samouraïs. Il expérimente au Japon les arts martiaux suivants : judo, wado kaï, kendo, boxe et fait ses armes au Karaté Kyokushinkaï sous la tutelle de Masutatsu Oyama et de trois de ses disciples : Tadashi Nakamura, Kenji Kurozaki et Akio Fujihara, pendant de nombreuses années.

Uechi-ryu

Style de Karatedo okinawaïen hérité de l’enseignement de Kanbun Uechi. Kanbun Uechi naquit à Okinawa le 5 mai 1877. Son père était un paysan et la famille Uechi vivait très modestement. Homme tranquille, très doux, le père se faisait souvent embêter par ses voisins. Aussi, le jeune Kanbun décida-t-il d’apprendre les arts martiaux pour devenir fort et respecté. À l’âge de vingt ans, pour éviter la conscription, il partit en Chine. Là, en 1897, dans la province de Fujian, il fit la connaissance d’un maître chinois Zhou Zihe (Shu Shiwa en okinawaïen). Shu Shiwa, expert d’une école de boxe chinoise du nom de pangainoon, va enseigner ce style à Kanbun pendant dix ans. Le pangainoon est basé sur les boxes du tigre, de la grue et du dragon. Son originalité est le travail main ouverte, les coups portés avec la pointe des orteils, des piques aux yeux, des blocages circulaires, … Kanbun Uechi, sous la surveillance de son Maître Shu Shi Wa obtiendra son Menkyo Kaiden (diplôme de professeur), et fondera ensuite un dojo en Chine dans lequel il enseigna 3 ans, ce qui fit un séjour de 13 ans dans ce pays ; c’est en 1909 qu’il retourne finalement à Okinawa. Le style associe l’attaque et la défense dans un même mouvement et favorise l’endurcissement du corps pour l’attaque et la défense, notamment lors du kata Sanchin.

Shinkudo

En 1987, Yves Déry fonda un style de karaté qu’il nomma Shinkudo[17]. Celui-ci est un mélange de disciplines et de diverses expériences vécues dans le domaine des arts martiaux par celui-ci au cours de ses 30 ans d’expérience dans les arts de combat (karate shotokan, karate kyokushin, boxe, ju-jitsu, aiki ju-jitsu, kendo, etc.)

Le mot Shinkudo signifie « La voie de l’esprit libre », shin voulant dire « esprit », ku « libre » et do « la voie ».

Le shinkudo est non compétitif. Cette discipline, d’origine Canadienne, est éducative et a une approche individualisée. Elle recherche le développement de chaque individu au niveau mental, physique et spirituel.

L’adepte du shinkudo se perfectionnera par la pratique de kata (forme), par la pratique du kumite (combat), du shiwari (cassage) et du karate-jitsu (auto-défense), ce dernier aspect prenant une importance primordiale. Certains katame waza (techniques de contrôle), issues du ju-jitsu et de l’aikido, ainsi que les atemi (frappes) et certains nage waza (projections) font parties des techniques à maîtriser pour l’adepte du Shinkudo.

Le combat se fait avec contact, avec peu de protections (basé sur la méthode kyokushinkai) mais de façon graduelle et sécuritaire.

Goju-Ryu KuYuKai

Saiko Shihan Osamu Hirano réalisant le kata Sanchin, le kata « phare » du Goju-Ryu.osamu_hirano

Sous l’impulsion de plusieurs élèves de Gogen Yamaguchi, certaines écoles Goju ont abandonné l’usage de la dureté au profit d’une plus grande fluidité. C’est le cas du Goju-Ryu KuYuKai enseigné par Maître Osamu Hirano. À titre d’exemple, Sanchin, le kata respiratoire symbole du Goju (du même nom que la position des pieds : en « Sanchin dachi »), y perd en contraction et sonorité pour y gagner en profondeur. Cette amplitude à l’inspiration et l’expiration lui a d’ailleurs valu de se voir rallongé. De façon générale, les frappes elles-mêmes, se sont déliées avec pour conséquence une fluidité accrue des enchaînements.

Karate-do Shotokaï Egami-ryu

Association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi mais ne devient un style de Karaté à part entière qu’en 1957 sous l’égide de Shigeru Egami. Ce style se veut être le prolongement des recherches de Yoshitaka Funakoshi (Shotokan) et intègre des techniques et notions propres à l’aïkido afin de rendre la méthode davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises (Budo). Deux courants prédominent le shotokaï actuel, celui de Tetsuji Murakami (également subdivisé en plusieurs associations du fait de sa mort et de la dispersion de ses élèves : Kiseikai, Shotokaï Europe, Mushinkai… Shotokaï Egami Do) et celui de Mitsusuke Harada.

Shōrin-Ryū

Article détaillé : Shōrin-Ryū.

(少林流, style de Shaolin) est le style le plus ancien mais connaissant de multiples variantes. C’est le style le plus pratiqué à Okinawa. Il provient du Shuri-te d’Okinawa.

 

Matsumura Sokon, fondateur du Shōrin-Ryū.matsumura

Sōkon Matsumura (1809 – 1896), issu de la noblesse locale, commença l’apprentissage du Shuri-te à l’âge de 10 ans, sous la férule de « Tode Sakugawa », il fut son dernier disciple. Il devint son successeur. Ses qualités de combattant étaient si exceptionnelles qu’il devint très rapidement, à l’âge de 19 ans, le responsable et instructeur de la garde du palais de Shuri (résidence des rois d’Okinawa) et garde du corps personnel du Roi. Il est resté à ce poste sous les 3 derniers règnes des rois d’Okinawa. Il avait un très grand esprit de recherche, et travailla beaucoup pour développer son art. Il s’entraîna avec un marin chinois du nom de « Chintō », et créa un kata en son honneur. Il travailla aussi avec d’autres maîtres chinois, dont Ason, et Iwa. Il systématisa son art pour pouvoir l’enseigner, et y introduisit les katas Kushanku (ainsi nommés en référence à l’un des 2 maîtres de Sakugawa), et Hakutsuru (Grue Blanche), que Sakugawa lui avait enseignés, et créa en outre Chintō et Gojushiho (54 pas). Il créa aussi le kata Naïhanchi, pour renforcer le corps et permettre de développer la stabilité du combattant debout et son équilibre dans des déplacements rapides.

Tous les styles de karaté modernes, sans aucune exception sont issus de son enseignement, y compris, en partie, le Gōjū-ryū, et le Uechi-ryū (les 2 autres styles traditionnels okinawaiens).

Il nomma son système « Shōrin-Ryū« , prononciation okinawaïenne de shaolin pour en rappeler l’origine.

Il eut de nombreux disciples, dont plusieurs furent très éminents, en particulier Itosu Ankō, son successeur officiel, qui jeta les bases du développement du karaté tel que nous le connaissons aujourd’hui, et qui est le « vrai » père du karaté moderne.

C’est ce dernier qui introduisit dans les écoles d’Okinawa, l’entraînement de « l’Okinawa-Te » (appelé ainsi, pour gommer les différences entre les différents courants du « Tode » et aussi, et peut-être surtout, pour supprimer les références à la Chine avec laquelle le Japon était en guerre à ce moment). Ankō Itosu se rendit compte que les katas anciens étaient trop complexes ou trop dangereux pour des collégiens. En 1907 il créa des katas simplifiés, les Pinan, à partir des katas Passai, Kushanku, Chinto et Jion. Il scinda aussi le kata Naihanchi en trois afin de rendre son apprentissage plus facile. Ankō Itosu était réputé pour sa force et les nombreux défis qu’il gagna toujours.

Il eut de très nombreux disciples, dont les quatre principaux furent Chibana Shōshin, Gichin Funakoshi, Shinpan Shiroma et Kenwa Mabuni.

Shorinji ryu

Article détaillé : Shorinji ryu.

« L’école du temple de la petite forêt », en référence au temple de Shaolin, provenant du style shuri-te sur l’île d’Okinawa ; créé par Joen Nagazato, lui-même élève de Chotoku Kyan, cette école contient à l’origine 9 kata que Kyan a enseigné à Nagazato et que ce dernier a voulu préserver tels quels. Ce style a connu par la suite quelques variantes selon qu’il fut enseigné par des Okinawaïens ou des Japonais de Honshu. En France, le shorinji-ryu a été développé sous l’influence de sensei Richard Kim ; le style a intégré des techniques provenant du Naha-te comme du Tomari-te tout en conservant la fluidité du shuri-te. Certains kata de kobudo sont également enseignés.

Shorinjiryu Kenkoken

Shinan Masayoshi Kori Hisataka, créateur du Shorinjiryu Kenkoken, est né le 22 avril 1907 sur l’île d’Okinawa. Il étudia avec de nombreux grands maîtres des arts martiaux tout le long de sa vie. Ces premiers enseignants d’art martiaux furent son père, son grand père et son oncle qui lui enseignèrent la pratique familiale du kudaka-ryu. Par la suite, alors qu’il était encore jeune, il commença son étude des arts martiaux dans les écoles du maître Anko Azato. Le maître Anko Azato était alors considéré un expert du karaté d’Okinawa et de la manipulation du sabre. Il est dit que celui-ci aurait appris à Shihan Masayoshi Kori Hisataka une forme particulière du kata nijushiho. Certain affirme également que Shihan Masayoshi Kori Hisataka aurait étudié avec les maîtres Anko Itosu, Kanryo Higaonna et Chojun Miyagi alors que ceux-ci faisait l’introduction du karaté dans les écoles d’Okinawa. Alors qu’il était adolescent, Shinan Masayoshi Kori Hisataka aurait passé quelque temps sur l’île japonaise de Kyushu où il aurait appris le jujustu. Cependant, très peu d’information est disponible à ce sujet. Il étudia également la manipulation des armes avec Ufuchiku Kanegushiku à la demande de la famille Hisataka. Sa pratique des armes se concentra alors particulièrement sur les sai, le bo et le jo. Cependant, son principal instructeur dans les arts martiaux fut le maître Chotoku Kyan, lui-même un étudiant du maître Anko Azato et l’un des meilleurs maîtres des arts martiaux d’Okinawa à l’époque. Maître Chotoku Kyan aurait enseigné plusieurs caractéristiques clefs du Shorinjiryu d’aujourd’hui à Shinan Masayoshi Kori Hisataka tels que l’utilisation d’un poing vertical, le déhanchement et les esquives. Il commença son étude du karatédo avec ce dernier en 1919.

Shinan Masayoshi Kori Hisataka, fondateur du Shorinjiryu Kenkoken.kaiso3

En 1929, il fit une tournée à Taiwan en compagnie du maître Chotoko Kyan et du maître Ryosei Kuwae. Ils firent alors plusieurs démonstrations et apprirent de différents adeptes locaux des arts martiaux. Une légende dit d’ailleurs qu’il ne perdit aucun combat lors de cette tournée.

Voulant toujours améliorer ses habiletés, il partit en Chine perfectionner l’art du Shorinjiryu-Kempo. Au début des années 1930, il voyagea dans différents pays dont la Thaïlande, la Corée, la Birmanie, l’Afghanistan, la Russie et la Mongolie perfectionnant à chaque location sa connaissance des arts martiaux.

Toujours dans les années 1930, il se rendit à Tokyo afin d’étudier le judo sous la tutelle du maître Sanpo Toku. En une seule année, Shinan Masayoshi Kori Hisataka serait parvenu au rang de ceinture noire quatrième dan. Il étudia également le Kendo lors de cette période et aurait fait une tourné du Japon en compagnie du maître Chotoku Kyan.

Vers la fin des années 1930, après le début des hostilités entre la Chine et le Japon, Shinan Masayoshi Kori Hisataka fut posté en Manchourie. Lors de son séjour, il prit l’opportunité de s’entraîner avec le maître Minoru Mochizuki, un étudiant du fondateur du judo, maître Jigoro Kano, et du fondateur de l’aïkido, maître Morihei Ueshiba. Il est dit que certaines des techniques du karatédo shorinjiryu auraient été influencées par maître Minoru Mochizuki. Il aurait également étudié un art martial chinois connu sous le nom de Baji Quan lors de son séjour là bas.

Quelques années plus tard, à la fin de la guerre et à la suite du décès de son principal instructeur Maître Chotoku Kyan, il fonda les écoles de karatédo Shorinjiryu Kenkokan afin de promouvoir la santé et la discipline. Shinan Masayoshi Kori Hisataka créa ainsi son propre style de karaté, le Shorinjiryu Kenkoken dérivé du karaté lui ayant été enseigné par maître Anko Azato et maître Chotoku Kyan, du judo, du jujutsu, de l’aikijutsu et de différents arts martiaux chinois. Il ouvrit sa première école de Karatédo shorinjiryu en 1947. Il continua alors à développer son art en utilisant ses connaissances de différents arts martiaux japonais, chinois et d’Okinawa et ses nombreuses années de pratique. Il mit alors l’accent sur le développement de l’individu tant sur le plan physique que mental, principe qui devint en quelque sorte sa devise. Il mit également une grande importance sur les différents aspects qui caractérisent aujourd’hui le shorinjiryu tels que l’utilisation de toute la force du corps dans les techniques (le déhanchement), l’utilisation du talon lors de certains coups de pied, la position verticale du poing lors des coups de poing, l’apprentissage et l’exécution de kumités, les positions relativement hautes, l’utilisation d’esquives en préférence aux bloques et l’utilisation de bogus pour plus de sécurité. En 1964, sous l’invitation spéciale du gouvernement japonais, il introduit le Shorinjiryu aux États-Unis. Il envoya alors plusieurs de ses meilleurs étudiants, dont son fils Shihan Masayuki Kukan Hisataka, ouvrir des écoles de karaté shorinjiryu kenkokan à New York, à Baltimore et à Montréal.

En 1974, Shinan Masayoshi Kori Hisataka se retira de l’enseignement quotidien du karatédo et céda sa place à son fils. Il est mort en 1988, laissant les écoles de karatédo shorinjiryu kenkokan dans les mains de son déscendant.

Shorinjiryu Shindo Budo Kwai

Kyoshi Michel Laurin a toujours été passionné par les sports de combat. À quatre ans, son père l’initie à la boxe. À 12 ans, influencé par les exploits de Bruce Lee, il commence l’apprentissage du karaté. À 19 ans, il se rend au Japon pour deux ans où il s’entraîne sous la supervision de Shinan Masayoshi Kori Hisataka et de son fils, Shihan Masayuki Kukan Hisataka. Lors de son séjour, il remporte trois fois le championnat du Japon. Il remporta également 6 fois le championnat mondial de karaté Koshiki (Style de combat du Shorinjiryu). Il fonde par la suite sa propre branche de karaté Shorinjiryu, le shorinjiryu Shindo des écoles budo kwai. Kyoshi Michel Laurin est actuellement 8e dan et dirige un dojo à Santa Clarita, en Californie. Kyoshi Laurin a enseigné et formé plusieurs personnes qui sont aujourd’hui responsables de ses écoles du Québec, dont le Shihan Ghislain Doré, le Shihan Ghilles Labelle, le Renshi Patrick Panneton et le Senseï Larry Foisy. Ceux ci ont tous leur écoles propre aujourd’hui. Respectivement à St-Jérôme, Ste-Adèle, Ste-Agathe-Des-Monts et Sherbrooke.

Seido

De Sensei Tadashi Nakamura

Kobudo

Article détaillé : Kobudō.

Techniques de combat corolaires au Karaté utilisant des ustensiles de la vie quotidienne en tant qu’armes, comme le sansetsukon ,le nunchaku , les tonfa (manivelle de moulin), le Bô. Ces armes étaient utilisées par les agriculteurs pour se défendre contre les envahisseurs et les pirates[18][19].

Nanbudo

Fondé par Yoshinao Nanbu, qui est également le fondateur de l’école Sankukaï

Sano-ryu

Le Sano Ryu, le karaté du Yoseikan, est un style ancien qui a été élaboré à une époque différente de la nôtre. Un pratiquant de style moderne y verrait un Ju Jitsu, y trouverait une étude approfondie des Ko Budo (saï, tonfa, bâton, nunchaku, faucilles, rame, etc.). Mais c’est un style qui depuis toujours, a été conçu non comme un sport mais bien comme une arme.

Yoseikan est une école d’Arts Martiaux qui se trouve à Shizuoka dans Mukoshiki ji. Son maître fondateur s’appelle Minoru Mochizuki. De famille samouraï, il joua un rôle assez important durant la Deuxième Guerre mondiale en Chine, où il était sous-préfet au Mandchukuo (région peuplée de Mandchous), c’est-à-dire la plus haute autorité à l’époque sur cette partie de la Chine.

Le karaté fut enseigné au Yoseikan pendant plus de trente ans, jusqu’en 1999 par Teruo Sano, homme né de famille modeste. Durant ce temps il fit connaître son style très particulier, qu’on appelait simplement Yoseikan Karaté ou parfois Sano ryu. Teruo Sano était donc le maître du karaté du Yoseikan.

Une part importante repose sur l’anticipation, la perception des rythmes, des mouvements d’énergie. À l’heure actuelle il existe, notamment en Australie et en Italie des courants axés sur la compétition. Les résultats y sont d’ailleurs exceptionnels. En France, c’est la branche ancienne qui a prévalu depuis 30 ans.

Aujourd’hui ce style est enseigné en France par Frédéric Dupertout sensei, Shu Seki pour la partie « combat réel » du Yoseikan Sano Ryu, 8e dan. [2]/À noter que Monsieur Lacassia (Turin – Italie) est nommé son second. Monsieur Bratich (Perth – Australie), pour sa part, est nommé Shu Seki pour la partie « sport » du Yoseikan Sano Ryu.

Chito-Kan

fondé par Kyoshi Pierre Myre au Canada, surtout répandu en Amérique du Nord, Kyoshi Pierre Myre a donc fondé son style en regroupant trois maisons : Shoto-kan /Chito-Ryu et le Jeet-kun-do pour n’en faire qu’un où l’on pratique le traditionalisme et les techniques rapides de la main ouverte tout en respectant nos origines.

Yoseikan Budo

Art martial fondé par Maître Hiroo Mochizuki, le Yoseikan Budo est une des disciplines associées de la fédération française de Karaté (FFKDA).

Yoseikan Karaté-Do

Le Yoseikan Karaté-Do est un style de karaté fondé au Québec par Giancarlo Borelli-Lucchesi[20]. Le maître actuel du style est Marc Asselin, Hanshi, 9e dan. La Fédération Yoseikan Karaté-Do compte 25 écoles au Québec ainsi que plusieurs écoles en Côte d’Ivoire.

Yoseikan ryu

Fondé au Québec, par Maître Aymé Favre. Puis, le style a été développé par Maître Jacques Marleau et Maître Jim Hartnell. L’Association Yoseikan-Ryu opère principalement dans la région de Longueuil, Pointe-aux-Trembles et à La Prairie.

Kenshikan Kenpo Karate Do

(Branche du Shito Ryu), créée par Maître Kenji Kusano. Voir à ce sujet le site

Tokitsu-Ryu Jiseidô : Jisei Budô (Jisei Karatédô & TaiChi de combat)

Synthèse de différentes écoles chinoises et japonaises, le Tokitsu-ryu Jiseidô est une méthode fondée sur l’intégration de la respiration, de l’énergie et de l’action martiale via l’art de la percussion. Développée en plus de 30 ans d’études et de recherches menées par Maître Kenji Tokitsu – 9° Dan, la méthode fait sienne le concept profondément ancré dans la culture orientale selon lequel le corps et l’esprit forment une unité indissoluble. Le Jisei-dô est le produit d’une fusion du karaté, de l’art du sabre Japonais, du yi chuan, et du kikô de la méthode du Dr Yayama. Voir le site à ce sujet.

Yoshukai

Kenpo ou Kempo-ryu

Le kenpo ou loi du poing, renvoi à un certain nombre de pratiques martiales d’origine Japonaise, qui vont s’étendre dans le monde, par l’intermédiaire de l’ile d’Okinawa, puis de l’Ile d’Hawai, par maitre Chow. Certains l’assimilent au karaté japonais: cependant, c’est un système qui a son identité propre; Identité qui s’est renforcée au fil du temps. Le grand-maitre Mitose James va introduire ce système dans l’ile, puis certains de ses élèves dont le professeur William K.S Chow, vont le modifier. Ce dernier, formera quelques élèves à l’origine d’autres systèmes de kenpo. Parmi les plus connus, on aura: Le maitre Ed Parker, fondateur de l’américan kenpo; Le maitre Emperado, fondateur du kajukenbo; Le maitre Nick Cerio, élève de maitre Chow, qui crée son propre style de kenpo: le Nick Cerio’s kenpo systeme.

Plusieurs comme Nick Cerio ont pris le style pour le modifier, lui ajouter des modifications et des préférences. Ce système possède des bloquages, des coups circulaires ainsi que des frappes et des bloques directs. Les katas sont nombreux et très importants. Les coups de pied sont très présents dans ce système. C´est aussi très efficace en auto-défense.

Daido-juku

Aujourd’hui appelé simplement Kudo est une forme de karaté dur, héritier du Kyokushinkai fondé en 1981 par Maître Takashi Azuma. Maître Azuma est né en 1949 à Kenennuma dans la province de Miyagi au Japon. Il commence les arts martiaux par la pratique du Judo, en 1971 Azuma Senseï découvre le Karaté Kyokushinkai et deviendra le disciple de Maître Oyama Masutatsu fondateur du Kyokushin Karaté. Il semble qu’après une altercation dans la rue, Azuma a compris l’utilité des frappes au visage (interdites en Kyokushinkai) et créa donc son style le Daido Juku Karaté. Le Daido Juku est un style complet qui pratique le combat au sol, les projections et bien sûr le combat pieds poings avec droit de frapper au visage. Environ 2/3 du travail est constitué de frappes: poings, pieds, genoux, coudes et 1/3 du travail est constitué de projections et de combat au sol.

Ce qui a fait l’originalité du Daido Juku fut le casque que portent les combattants lors des combat, ce casque a été mit au point par Azuma Senseï pour éviter que les pratiquants aient des troubles cérébraux comme certains pratiquants en ont après leur carrière, tel que Mohamed Ali (et se rapproche sur ce point du karaté Mumonkai). La compétition se déroule au K-O, on y utilise toute la panoplie du Daido Juku, le combat au sol est limité à trente secondes, les frappes au sol sont autorisées sauf à partir de la position montée où elles sont simulées. Un décompte des points a lieu si aucun des participants n’est K-O ou ait abandonné. Le ippon rapporte des points, toutes comme les amenées au sol, etc[21].

Mumonkai karaté

(l’École de la Porte de la vacuité)Créé au début des années 1970 par Togashi Yoshimoto ancien pratiquant de karaté kyokushinkaï. Le Mumonkai se caractérise par sa garde particulière ou le poing arrière est chargé comme une flèche prête à être décochée sur l’adversaire et ses katas spécifiques. Les règles de compétitions sont proches voire identiques à celles du Kyokushinkaï à la différence prêt que les frappes au visage sont autorisées car les combattants en Mumonkai utilisent un casque intégral (inspiré ou identique à celui du Daïdo-juku)[22].

Zendokan

Le Zendokan a été créé vers la fin de 1950 (dénommé Shotokan Dharma) par le défunt Michael Kelly, qui avait étudié le Okinawa-Te et le judo après son retour de la 2ième guerre mondiale. Ayant beaucoup évolué depuis sa création, plusieurs mouvements et positions le distingue des autres styles de karaté.

Codes et pratiques

Combat entre Marko Luhamaa et Mohanad Mohamed, lors du championnat du mondeen 2006.karate_wc_tampere_2006-2

Chaque cours commence et se termine par une courte méditation (facultative) et par le salut (rei), les élèves faisant face au professeur ou sensei. Parfois aussi, les plus gradés ou anciens (sempai) sont situés légèrement à part et saluent le sensei séparément en plus du salut à tous. Le salut se fait en silence et avec respect mutuel.

Les séances d’apprentissage commencent habituellement (même si ce n’est pas codifié) par un échauffement (ou préparation physique) qui prépare les muscles et articulations à l’entraînement proprement dit. On adaptera l’échauffement à l’entraînement qui suivra en insistant sur la souplesse, l’endurance ou encore la force physique.

L’entraînement peut se composer de kihon (ou drill) qui est constitué de répétitions et/ou enchaînements de mouvements; de l’apprentissage de un ou plusieurs kata (combat imaginaire codifié contre un ou plusieurs adversaires), de l’assimilation de bunkai (ou application du kata au combat) et enfin de kumite (ou combat), lequel pouvait être souple (ju-kumite) pour s’échauffer et tester des techniques ou plus codifié pour apprendre la prise de distance et les tactiques de combat (ippon kumitesambon kumitegohon kumitepinan kumiteoyo kumite).

La compétition en karaté sportif

Ici sont expliquées les règles de la compétition selon la Fédération mondiale de karaté (WKF)[23], fédération reconnue par le mouvement olympique. Des compétitions d’autres styles suivent des règles différentes telles que les compétitions Kyokushinkai, régies en France par la Commission Nationale Kyokushinkai au sein de la Fédération Française de Karaté[24]. D’autres compétitions sont régies par les règles de la World Kickboxing and Karate Association (WKA)[25] notamment en Amérique du Nord.

Le kumité (combat), en individuel

La tenue et les protections

Les compétiteurs portent une tenue qui diffère selon le style mais chaque pratiquant porte un gi (uniforme), généralement blanc (mais qui peut être d’une autre couleur) et une ceinture de la couleur correspondant à son grade.

Selon les règles de la compétition, les participants portent ou non des protections. Dans certains cas, les combattants n’ont aucune ou très peu de protection. Dans d’autres cas, il peut être autorisé ou obligatoire de porter des gants, un casque, un protecteur buccal, des protège-tibia et pied, etc.

Les protections ne sont pas obligatoires ou plus importantes si la compétition est de type « full contact ». Dans certains tournois ou les coups à plein contact sont permis, il n’y a aucune protection. Dans d’autres, les participants sont extrêmement protégés.

Techniques autorisées

Dans la plupart des compétitions, il n’est pas permis de viser des cibles vitales sous la ceinture tel que les parties génitales ou les genoux. Il est souvent permis de faucher ou de balayer une jambe, soit pour déséquilibrer, déranger ou tout simplement faire chuter l’adversaire.

Il est rarement permis que des coups à mains ouvertes soient portés (avec le tranchant de la main par exemple, ou la pointe des doigts). De façon générale, il est également interdit de frapper un adversaire qui se retrouve au sol.

Dans certains cas, le compétiteur doit accumuler des « points », en touchant des cibles permises (sans contact ou avec contact selon le cas)pendant une période de temps déterminée. Dans bien des cas, une fois qu’on a accumulé le nombre de points maximum, on remporte la victoire, avant que la limite de temps soit écoulée.

Dans d’autres types de compétitions, l’objectif est de battre l’adversaire en le faisant abandonner ou en le mettant K.O. ( c’est ce qu’on voit normalement en compétition kyokushin). Le vainqueur est celui qui a mis hors combat son adversaire ou qui l’a fait tout au moins chuter pendant l’affrontement.

Certaines compétitions utilisent l’aide de juges qui sont aux quatre coins de la surface de combat. Ces juges détermineront le vainqueur ou aideront l’arbitre à prendre la décision finale. Dans certaines compétitions, ces juges prennent des notes au fur et à mesure du combat. Dans d’autres, ceux-ci lèvent un drapeau à chaque bon coup porté, durant le combat. L’arbitre arrête le combat dès qu’une frappe légale et efficace est portée si cela est la règle (compétition aux « points »).

Comptage des points

Le comptage des points est très variable selon les règles de la compétition. Dans certaines compétitions, il n’y a aucun point à compter, l’objectif étant de mettre l’adversaire au sol ou hors combat par frappes réelles. Dans d’autres cas, les « points » sont accordés à des combattants qui portent des atemi :

– sur des cibles permises; – avec une bonne précision et une bonne intensité; – avec un contrôle souhaité (sans contact ou avec peu de contact selon le cas).

Les points sont accordés en fonction de la sévérité de l’arbitre et des juges, sévérité qui varie selon le niveau des pratiquants qui combattent. On sera souvent plus sévère avec des pratiquants ayant un haut niveau d’expérience (ceintures noires) qu’avec des débutants.

Dans certaines compétitions, dès que l’on atteint le nombre de points nécessaires à la victoire, le combat est stoppé, peu importe si le combat n’a pas duré le temps prévu.

Les infractions

Des infractions aux règles établies peuvent amener des pertes de points ou dans certains cas, une disqualification du combattant.

Il y a infraction lorsque des coups interdits sont portés. Des gestes ou propos offensants ou inadéquats sont souvent considérés comme des infractions (gestes ou propos vis-à-vis l’adversaire ou un arbitre).

L’infraction est souvent puni par la perte de point, ou par un avertissement. Mais les infractions peuvent amener, même sans disqualification, à une défaite du combattant (par exemple s’il ne reste que cette façon pour établir un gagnant lors d’un « match nul »).

Déroulement du combat

Selon les règles de la compétition, le combat peut durer une, deux, trois minutes ou même beaucoup plus.

Généralement, les compétiteurs masculins et féminins ne combattent pas dans la même catégorie. Il y a aussi bien souvent, même si cela n’est pas automatiquement le cas, des catégories par poids et par grade.

On attend des combattants que ceux-ci démontrent de la précision, de l’efficacité et de la combativité. La notion d’efficacité varie selon les tournois. Dans un tournoi où il y a un contact réel, on cherche à voir si le coup porté est puissant (si le combattant tombe, cela en est souvent la preuve évidente). Dans un tournoi où on compte les « points », on cherche à voir si la frappe est vive, précise et « contrôlée ».

Le combat se déroule selon le temps établi et on calcule le nombre de « points » portés selon le cas. Dans d’autres cas, on arrête le combat dès que le nombre de points maximum est atteint (deux ou trois points bien souvent).

Dans certains types de tournois dits « plein contact », on arrête le combat dès qu’un adversaire est hors combat par K.O.

Les grades et ceintures

Article détaillé : Ceinture dans les budo.

Les ceintures varient selon les styles de karaté.

À l’origine, au Japon, les pratiquants portaient un kimono blanc, similaire à leur habit de travail, ainsi qu’une ceinture blanche pour fermer la veste. La ceinture blanche devenant marron puis noire au fur et à mesure de l’entraînement, la ceinture noire fut considérée comme l’ultime étape à atteindre.

Le style Shotokan de Maître Ohshima a gardé ce principe originel de trois couleurs, blanche du 9e au 4e Kyu , marron du 3e au 1 e Kyu, puis noire de shodan (première dan) à godan (5e dan).

Même si, à l’origine, le karaté ainsi que les autres arts martiaux n’utilisaient la ceinture que pour tenir le pantalon, il devint vite courant de différencier le pratiquant initié (et non « accompli ») du débutant en ceignant une ceinture noire (initié) ou blanche (débutant). Par la suite, la ceinture marron apparut. Elle désignait l’élève sur le point d’obtenir la ceinture noire. De nos jours, une classification large et variée existe et varie en fonction des styles et des écoles.

Néanmoins, les différents pratiquants s’entendent en général sur les éléments suivants :

  1. il peut y avoir entre six et dix niveaux à gravir jusqu’à la première ceinture noire, ils sont appelés kyū (級, « rang ») et vont de dix à un (voir la liste des couleurs ci-après à titre indicatif). Ces niveaux sont à la discrétion du sensei et/ou de la fédération qui enseigne dans le dojo et peuvent être encore subdivisés en sous-grades généralement représentés par des barrettes noires ou de couleur apposées sur la ceinture. Ces barrettes sont parfois aussi utilisées sur la ceinture blanche (dans certains styles traditionnels) pour indiquer les kyū à défaut de changer de couleur ;
  2. ensuite vient la (première ceinture noire) qui est en fait le 1er dan (段, « niveau ») : le karatéka a acquis les bases du style ;
  3. puis, les dan (niveaux) se succèdent en ordre croissant jusqu’au 10e dan qui est le grade le plus élevé et bien souvent réservé au soke (ou directeur du style, le fondateur ou son héritier). Les passages de grade se font dans le club jusqu’au 1er kyū mais, les dan se passent devant la fédération dont on dépend et devant jury (suivant un programme en général délimité collégialement).

Toutes les écoles ne décernent pas le même nombre de dan maximum. Par exemple, l’école Shotokan estime que le 5e dan est le dernier qui puisse être atteint (selon Tutsomu Ohshima Sensei, qui a reçu son 5e dan des mains de Gichin Funakoshi Sensei avant la mort de ce dernier).

La succession de couleurs en Belgique et en France est généralement : blanc, jaune, orange, vert, bleu et enfin marron. Le marron correspondant au 1er kyū et le blanc au 10e ou parfois directement au 6e kyū. Les ceintures bicolores (blanc et jaune, jaune et orange, etc.) sont parfois utilisées comme ceintures intermédiaires. Aux États-Unis et dans bien d’autres pays, les couleurs sont très différentes et leur succession diffère.

9e kyū (blanche) 8e kyū (jaune) 7e kyū (orange) 6e kyū (verte) 5e kyū(violette/bleue¹) 4e kyū(violette/bleue¹) 3e kyū (marron) 2e kyū (marron) 1er kyū (marron) 1er dan, 2e dan, 3e dan
(noire)

Pour le kyokushin, les couleurs sont

11e kyū(blanche) 10e kyū (orange) 8e kyū (bleue) 7e kyū (bleue + barrette) 6e kyū (jaune) 5e kyū (jaune + barrette) 4e kyū (verte) 3e kyū (verte + barrette) 2e kyū (marron) 1er kyū (marron) 1er dan, 2e dan, 3e dan… 10e danMatsutatsu Oyama (1923 – 1994)
(noire)

 


Ensuite, le pratiquant porte la ceinture noire à partir du 1er dan et jusqu’au 10e dan. Toutefois, il est permis de porter une ceinture à barrettes rouge et blanche à partir du 6e dan et une ceinture rouge ou blanche (pour marquer le fait que l’on ne cesse d’apprendre et boucler la boucle) à partir du 9e dan.

L’article L. 212-5 du Code du sport prévoit que « Dans les disciplines sportives relevant des arts martiaux, nul ne peut se prévaloir d’un dan ou d’un grade équivalent sanctionnant les qualités sportives et les connaissances techniques et, le cas échéant, les performances en compétition s’il n’a pas été délivré par la commission spécialisée des dans et grades équivalents de la fédération délégataire ou, à défaut, de la fédération agréée consacrée exclusivement aux arts martiaux. »

Les diplômes décernés par des hauts experts Japonais fondateurs des groupements à l’origine même du Karaté tel Kancho Kanazawa sont reconnus à travers le monde et gage de qualité pour un pratiquant. Nulle fédération, nationale soit-elle ne pourrait en douter.

Enfin, dans les compétitions, les pratiquants portent pendant les combats en général une ceinture de couleur : aka (rouge), ao(bleu) qui remplace maintenant shiro (blanche) pour permettre au public de les différencier plus facilement. De même, l’arbitrage par points (dixièmes de points) a été abandonné au profit d’une élimination directe par vote avec des drapeaux de couleur bleue ou rouge.

Le karaté comme arme de santé

Traduit le plus souvent par « mains vides » au sens de lutter à « mains nues », il est à noter que les origines bouddhiques du karaté nous renvoient également vers des conceptions plus philosophiques et méditatives. C’est ainsi que l’on peut relever sous cette appellation, l’idée d’avoir les mains vides au sens de se décharger de son quotidien… On associera alors la pratique de cet art martial au concept de « lâcher prise ». Le karaté devient dans ce sens un outil de gestion du stress et un moyen de mettre une distance entre soi et ses soucis.

Plus loin, les méthodes de travail respiratoires que l’on peut retrouver dans certains kata (notamment sanchin et tenshō qui sont des kata du gojū-ryū) reposent sur des préceptes de modulation et de positionnement de la respiration issus tout droit du yoga.

Enfin, la pratique de ce sport de combat constitue aussi un cheminement au plus profond de son être. Il confronte les hommes à leurs psychoses de violence ou à leurs fantasmes de domination et amène, pas à pas, chacun à gérer les confrontations qui naissent chaque jour dans la vie en les ayant purgées de leur caractère dramatique. « Le karaté, chemin vers un plus grand moi », est alors la voie de la sérénité.

Néanmoins, le karaté, peut être pratiqué comme une activité gymnique. Ainsi chaque partie du corps peut être sollicitée et la pratique adaptée à chaque morphologie. De plus en plus de personnes obèses, de seniors mais aussi de femmes, de personnes handicapées et d’enfants pratiquent cette activité comme simple exercice gymnique.

Sport de combat et/ou art martial ?

Même si le karaté se pratique comme un sport par actuellement bon nombre d’adeptes sur la planète, beaucoup de pratiquants ont souvent à cœur le code déontologique du « Bushido » (la voie des techniques du guerrier) et n’hésitent pas à le mettre en avant dans leur pratique du karaté[26]. À ce titre, le karaté devient plus un art de vivre qu’un simple sport et tend vers la maîtrise du corps mais aussi de l’esprit. Ce code « Bushido » est en fait historiquement le code d’honneur de la caste militaire japonaise des samouraïs qui émergea véritablement pendant la période Heian au 12e siècle. L’apparition du terme de « Bushido », en tant que tel, date du 16e siècle au moment où le Japon était ravagé par les guerres civiles. Il fut standardisé au 17e siècle sous la période Tokugawa. Le samouraï fut alors comparé à un véritable exemple vivant. Ce code est imprégné de nombres d’influence bouddhiques et taoïstes. Les grandes lignes en étaient les suivantes :

  • L’HONNEUR (MEIYO)

C’est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre Budoka (Guerrier au sens noble du terme) s’il n’a pas une conduite honorable. Du sens de l’honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d’un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable. Il conditionne notre attitude et manière d’être vis-à-vis des autres.

  • LA FIDÉLITÉ (CHUJITSU)

Il n’y a pas d’honneur sans fidélité et loyauté à l’égard de certains idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité symbolise la nécessité incontournable de tenir ses promesses et remplir ses engagements.

  • LA SINCÉRITÉ (SEIJITSU ou MAKOTO)

La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans les actes. Le mensonge et l’équivoque engendrent la suspicion qui est la source de toutes les désunions. En karaté – do, le salut est l’expression de cette sincérité, c’est le signe de celui qui ne déguise ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui se sait authentique.

  • LE COURAGE (YUUKI ou YUUKAN)

La force d’âme qui fait braver le danger et la souffrance s’appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d’affronter toutes les épreuves. La bravoure, l’ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce courage.

  • LA BONTÉ et LA BIENVEILLANCE (SHINSETSU)

La bonté et la bienveillance sont les marques de ce courage qui dénotent une haute humanité. Elles nous poussent à l’entraide, à être attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie.

  • LA MODESTIE et L’HUMILITE (KEN)

La bonté et la bienveillance ne peuvent s’exprimer sincèrement sans modération dans l’appréciation de soi–même. Savoir être humble, exempt d’orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la modestie.

  • LA DROITURE (TADASHI ou SEI)

C’est suivre la ligne du devoir et ne jamais s’en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité sont les piliers de cette droiture. Elle nous permet de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable.

  • LE RESPECT (SONCHOO)

La droiture engendre le respect à l’égard des autres et de la part des autres. La politesse est l’expression de ce respect dû à autrui quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale. Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter le sacré est le premier devoir d’un Budoka car cela permet d’éviter de nombreuses querelles et conflits.

  • LE CONTRÔLE DE SOI (SEIGYO)

Cela doit être la qualité essentielle de toute ceinture noire. Il représente la possibilité de maîtriser nos sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct. C’est l’un des principaux objectifs de la pratique du Karaté-Do, car il conditionne toute notre efficacité. Le code d’honneur et de la morale traditionnelle enseignée dans le Karaté-Do est fondé sur l’acquisition de cette maîtrise.

Le Handikaraté

Le Handikaraté : un karaté « adapté ».wheelchair_karate

Fort de ses racines philosophiques, le karaté moderne a pu se tourner aussi vers des pratiquants dont les handicaps physiques ou mentaux ne permettaient pas une pratique stricte des différents exercices préconisés dans les styles et les écoles officielles. Certains Maîtres se sont attardés sur ces pratiques et en ont parfois fait un style a part entière.

D’autres se sont penchés sur la pratique de ce sport en fauteuil roulant pour en faire un handisport très attractif : on trouvera des pratiquants en France, au Canada, en Irlande, en Allemagne et en Belgique. L’Undõ Goju-Ryu[27] a ainsi revisité tous les katas du style pour les transposer pour une pratique en fauteuil. C’est le sensei belge Franck Duboisse qui a réalisé cette tâche alors qu’il rencontrait de graves problèmes de mobilité.

La fédération française de karaté et disciplines associées a créée une commission nationale handikaraté. Elle a également créé un DVD Karaté et Langue des signes en collaboration avec des associations de personnes sourdes.

Les compétitions officielles commencent à connaître l’organisation d’épreuves de kata et de kumite en chaise. C’est le cas de l’International Goju Karate Cup (Belgique) ou encore de l’Open d’Istanbul qui ouvrent leurs portes aux pratiquants en fauteuil.

La WKF vient d’ouvrir plusieurs catégories pour un public de karatékas ayant un handicap pour les prochains mondiaux de Belgrade en octobre 2010. Cette édition devrait pouvoir permettre à des sportifs de tous les horizons de se côtoyer sur les mêmes tatamis en complète intégration.

Notes et références

  1. ↑ a et b Georges Charles, Le rituel du dragon, les sources et les racines des arts martiaux – Éditions du chariot d’or 2003
  2.  Er’ru sixing (二入四行論) ; japonais Ninyū shigyō ron, attribué à Bodhidharma
  3.  « Le Zen » de Jean-Luc Toula-Breysse, édition PUF, collection Que sais-je
  4.  Kenji Tokistu, L’histoire du Karaté-Do – les plus grands maîtres de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème, et les styles originels, Éditions Em (2003)
  5.  WKF Home [archive], vidéo
  6.  Taekwondo chief: Bring peace through sports [archive], actualité sur le site de la World Taekwondo Federation
  7.  Judo, an Olympic sport [archive], sur le site de la Fédération internationale de judo
  8.  Sports reconnus [archive], sur le site du CIO, fiche sur le site du CIO
  9.  Singapour 2005 : vote sur le programme olympique des Jeux de 2012 [archive], article complet du 11 juillet 2005 sur le site du CIO
  10.  Karate in short IOC list again [archive], actualité sur le site de la WKF
  11.  JO-2016: un espoir pour le karaté ? [archive]
  12.  « Rapport de la 117e session du Comité international olympique » [archive], site du Comité international olympique17 août 2005.
  13.  « JO – Le base-ball et le softball exclus » [archive], L’Équipe8 juillet 2005.
  14.  Pleins feux sur le programme olympique [archive], actualité du 11 aout 2009 sur le site du Comité international olympique.
  15.  voir le livre :  » Karaté pratique «  : du débutant à la ceinture noire (programmes jusqu’au 6e Dan) Par Roland Habersetzer, page 21, (légende de la photographie de Gichin Funakoshi), ce livre fut pendant des décennies la « bible » du karaté moderne, a été traduit en de nombreuses langues, et fait toujours autorité.
  16.  Le Karaté Goju-Ryu – Belgian Goju-Ryu Karatedo Organization [archive]
  17.  http://www.karateshinkudo.com/ [archive]
  18.  Documentaire franco-okinawaïen sur le Kobudo [archive]
  19.  Démonstration de Kobudō par Me Kenyu Chinen lors du Master d’Arts Martiaux 2007 de Marseile [archive]
  20.  Site officiel de la Fédération Yoseikan Karaté-Do – http://www.yoseikankaratedo.com/ [archive]
  21.  http://www.combat.infosplus.net/index.php/Daido-juku-combat-libre/p7 [archive]
  22.  http://membres.lycos.fr/okuden/PageArticles/jissenkarate.htm [archive]
  23.  RÈGLEMENTS DE COMPÉTITION DE KUMITÉ ET KATA [archive], sur le site de la WKF
  24.  Règles de compétition – Style Kyokushinkai [archive], sur le site de la Commission Nationale Kyokushinkai
  25.  Official Rulebook [archive] sur le site officiel de la World Kickboxing and Karate Association
  26.  Thomas Cleary et Sylvain Chupin, Code d’honneur du Samouraï – Édition Broché
  27.  HDK – Wheelchair Karate – Undõ Goju-Ryu Karate-Do [1] [[3]
  28. Guide des arts martiaux et sports de combat – Nicolas Poy-Tardieu – Ed de l’Eveil-Budo Éditions
  29. Okinawan karate – Mark Bishop – Ed Tuttle
  30. The weaponless warriors – Richard Kim – Ed Ohara publications inc.
  31. Classical kata of okinawan karate – Patrick Mac Carthy – Ed Ohara publications inc.
  32. Le guide marabout du karaté – Roland Habersetzer – Bibliothèque Marabout service.
  33. Karaté Do Kyohan – Gichin Funakoshi – Ed France Shotokan.
  34. Guide officiel Karaté Kyokushin – Martine Dufresne – Karaté Auto-défense André Gilbert Inc.
  35. Histoire du karaté-do – Kenji Tokitsu – Société Européenne de Magazine SEM
  36. Zen & Arts martiaux – Taisen Deshimaru – Ed Albin Michel Spiritualités vivantes.
  37. La voie du karaté – Kenji Tokitsu – Ed du Seuil Point Sagesse.
  38. Le Karaté Goju-Ryu – Belgian Goju-Ryu Karatedo Organization [4]
  39. Karaté-do la voie du cœur – Yves Ayache- Ed Trédaniel.
  40. L’essentiel du Karate-contact – Methode Karate d’attaque de Marc Marcillac- Ed Chiron
  41. Les 20 préceptes directeurs du Karaté-dô – Gichin Funakoshi commenté par Genwa Nakasone – Budo Ed.
  42. Code d’honneur du Samourai – Thomas Cleary et Sylvain Chupin – Ed Broché.
  43. Le rituel du dragon, les sources et les racines des arts martiaux – Georges Charles – Éditions du chariot d’or 2003
  44. Les racines du karate-dō – Guy Juille – Budo Éditions
  45. Karaté Goju-Ryu Shodokan – Zeneï OSHIRO & Jean-François HERDOIN [5]