Shōtōkan-ryū

 

Shōtōkan-ryū

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Shōtōkan-ryū est à l‘origine l’école Shorin de maître Matsumura (1809-1896) qui a donné naissance, grâce à ses élèves, à de nombreux de styles différents de karaté. L’un de ses élèves, appelé Gichin Funakoshi (1868-1957), devenu maître à son tour, développa son propre style et l’appela Shōtōkan. De nombreux autres styles importants se développèrent,shito-ryū, gōjū-ryū, kyokushinkai, kenpō, etc. Chacun développa un style particulier de karaté.

Origine

À l’origine, Funakoshi pratiquait les deux écoles qui dominaient (shorei-ryū et shorin-ryū). Après une dure pratique de ces deux formes de karaté, Funakoshi parvint à développer une nouvelle forme de karaté-dō, un modèle plus simple, combinant les idéaux de shorei-ryū et de shorin-ryū. Le karaté qu’il enseigna à ses étudiants reflétait les changements opérés par Anko Itosu, y compris la série de kata de Heian/Pinan. Funakoshi changea également les noms des kata de son programme d’étude, dans un effort de rendre les noms « étrangers » d’Okinawa plus agréables aux oreilles des Japonais.

Les meilleurs élèves des maîtres fondateurs devinrent maîtres par la suite. Ils développèrent leurs propre style de karaté éminemment liés à leur morphologie.

Par exemple, l‘un des élèves de Gichin Funakoshi, Maître Kase (1929-2004) développa un style de karaté lié à sa morphologie bréviligne, qui ne convient pas forcément à un gabarit léger et longiligne…

Voici d’autres exemples des styles de karaté autre que le Shōtōkan :

Maître Chotoku développa le style : Chotoku.

Maître Uechi : style Uechi.

Maître Osamu Hirano: style KuYuKai.

Maître Nagazato : style Shorinji.

Maître Hisataka : style Shorinjiryu Kenkoken.

Maître Nakamura : style Seido.

Maître Soeno : style Shidokan.

Maître Egami : style Shotokaï.

Maître Nanbudo : style Sankukaï.

Et l’on pourrait citer beaucoup d’autres styles de maîtres fondateurs.

Il est donc très important, avant de s’orienter vers l’un des très nombreux arts martiaux (Aikido, Ninjutsu, Karaté, Judo, etc…) de se renseigner soigneusement sur ce celui qui est parfaitement adapté à sa morphologie et sa condition physique.

Beaucoup de néophytes choisissent déjà un style ( Aikikai, Yoseikan…pour l’Aikido ; Taijitsu, Jujutsu… pour le Ninjutsu ; Shukokai, Shotokan… pour le Karaté  ; Kosen, Kodokan…pour le Judo) alors que l’orientation générale vers l’art martial ne leur convient déjà pas et abandonnent par la suite.

À la suite de Gichin Funakoshi, certains de ses élèves développèrent, à leur tour, également, leur propre style de karaté.

Il existe donc des sous-variantes du style « Shotokan ». En voici quelques unes.

– Maître Ohshima a développé le Shotokan Ohshima, orienté sur le style Gishin Funakoshi.(Sources : « karaté do kyohan the master text » et wwwthejapanpage.com).

– Maitre Taiji Kase a développé le Shotokan Ryu Kase Ha, orienté sur le style Yoshitaka Funakoshi (le fils de Gichin Funakoshi), (Sources : « Dix-huit kata supérieurs maître Kase éditions SEDIREP» et www.ksk-academy.org)

– Maître Nishiyama a développé le Shotokan Ryu Nishiyama, avec une orientation militaire. (Sources : « The Art of Empty-Hand Fighting » et www.itkf.org).

– Maître Kanazawa a développé le Shotokan Ryu Kanazawa avec une orientation vers le tai-chi-chuan. (Sources : « Karate My Life » par Kanazawa et www.skifworld.com).

Philosophie

Vertus et règles

Les vertus et les règles sont l’honneur, la loyauté, le courage (l’esprit d’endurance), la sincérité, la bonté, le respect et la politesse.

Caractéristiques

Le shōtōkan, comme les autres arts martiaux, est traditionnellement divisé en trois parties : le kihon ou « fondements », le kumite, et le kata (formes ou modèles des mouvements). Les techniques de shōtōkan dans le kihon et les kata sont caractérisées par des positions profondes et longues qui fournissent la stabilité, mouvements puissants et position renforçant les jambes. La force et la puissance sont souvent démontrées au moyen de mouvements plus lents et plus retenus. Les techniques de kumite reflètent ces positions et mouvements à un niveau moins élevé, et sont davantage « libres » et flexibles.

Funakoshi considérait que les arts martiaux traditionnels (tels que le sumo, le jujitsu et le kenjutsu) concentraient trop leurs formes sur le combat, et il a voulu rendre le shōtōkan moins axé sur le combat et plus sur la santé, la respiration, la libération d’énergie ainsi que la maîtrise du corps et de l’esprit. Pour Funakoshi, « le but réel du Karaté n’est pas la victoire, mais le perfectionnement du caractère ».